

|
01/01/12
Dans un mouvement de simplification des tarifs bancaires en France, les
banques vont présenter dès le 1er janvier les prix de dix
services standards, permettant aux clients de comparer facilement les
pratiques des établissements, a rappelé vendredi la
ministre de l'Economie.
Cette mesure faisait partie d'une
série d'annonces dévoilées le 21 septembre par
Christine Lagarde, dont l'objectif est de mettre un terme à la
jungle des frais bancaires, afin à terme « de faire
baisser ces tarifs ». Les nouvelles pratiques, qui seront
mises en place courant 2011, sont à ce stade des engagements
pris par les banques, alors que l'opacité et la cherté
des frais bancaires ont souvent été
dénoncées par des associations de défense des
consommateurs. Sur les sites internet des banques Dès
le 1er janvier, première mesure entrant en vigueur, les banques
publieront sur leur site internet le prix des 10 tarifs standards, les
mêmes pour chaque établissement, indique un
communiqué de la ministre. Parmi eux figurent l'abonnement
permettant de gérer ses comptes sur internet, plusieurs offres
de cartes de paiement, le retrait en euros d'un distributeur d'un autre
établissement de la zone euro avec une carte de paiement
International, les frais de prélèvement, les commissions
d'intervention ou encore l'assurance perte ou vol des moyens de
paiement. Dans la foulée, le président du
Comité consultatif du secteur financier (CCSF), Emmanuel
Constans, réunira professionnels et associations de
consommateurs courant janvier pour avancer sur la clarté et
l'harmonisation des termes employés par les banques dans leurs
brochures. Dès le 30 juin, les banques devront en outre
proposer un « forfait sécurité »,
destiné à réduire les frais pour incidents, qui
seront divisés par deux par rapport au tarif actuel ou
fixés à un niveau modeste. Autre mesure, à partir
de juillet, les banques devront faire figurer, sur le relevé
mensuel de compte envoyé aux clients, le total des frais
bancaires payés le mois précédent. Enfin, Mme
Lagarde rappelle qu'en 2011, le CCSF (composé de
représentants des banques, des assureurs, de leurs personnels et
d'associations de consommateurs) présentera un rapport, qui sera
annuel, sur le suivi des pratiques tarifaires des banques.
Le
gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a laissé
entendre vendredi qu'il pourrait maintenir le taux du Livret AAA
début février même en cas
d'accélération de l'inflation, élément
retenu pour le calcul du rendement de ce placement presque bicentenaire.
La
plupart des économistes tablent sur un niveau d'inflation en
décembre (sur un an) similaire à celui de novembre, soit
2,4% (hors tabac). Si le chiffre, qui sera publié jeudi,
confirme ces prévisions, la formule de calcul automatique du
taux le ferait passer de 2,25% actuellement à 2,50% au minimum,
voire à 2,75%. Toutefois, le gouverneur de la Banque de
France, qui communique traditionnellement au ministre des Finances une
recommandation sur l'évolution du taux, peut «
déroger à l'application de cette formule en cas de
circonstances exceptionnelles », selon les textes. Inflation passagère ? «
Ce que je regarderai, c'est l'inflation qui va venir, parce que
ça ne servirait à rien que le taux augmente
légèrement pour rebaisser immédiatement ensuite
», a annoncé vendredi M. Noyer sur la radio Europe 1.
Dès lors, « je regarderai l'inflation des six prochains
mois pour voir si le pouvoir d'achat est maintenu », a-t-il
expliqué, rappelant qu'à cet horizon, « notre
prévision est plutôt que l'inflation va baisser ». «
Si l'inflation baisse il n'y a pas de raison d'augmenter le Livret A,
en effet », a-t-il dit, en réponse à une question
sur ces prévisions. 2011, bon millésime A
l'instar de la Banque de France, l'ensemble des économistes
prévoit une décélération progressive des
prix en cours d'année, avec un passage de l'inflation sous les
2% fin 2012, ce qui pourrait induire une baisse du taux du Livret A
dès août, voire début 2013. Le total des
dépôts sur le Livret A a légèrement
baissé en novembre pour la première fois depuis un an,
mais l'année 2011 devrait rester comme l'un des meilleurs
millésimes pour ce produit. A fin novembre, les
dépôts sur le Livret A avaient augmenté de 16,53
milliards depuis le début de l'année, non loin du record
absolu enregistré en 2008, avec 18,7 milliards d'euros.
06/10/11
Le mensuel « 60 millions de consommateurs »,
édité par l’Institut national de la
consommation,
publie en octobre une étude comparative sur les frais
bancaires. Les banques en lignes y sont
distinguées. Parmi les
banques à réseaux, seule la Banque Postale
évite
les critiques.
Sans
surprise, 60 porte un jugement très
sévère sur la
tarification des banques françaises. Seules les banques en
ligne
trouvent grâce à leurs yeux, tandis que les
banques
traditionnelles, elles, y sont décrites comme des
«
grandes sœurs un peu ringardes en matière de
tarifs et de
frais bancaires.»

| Que
leur reproche 60 ?
Le magazine de l'INC reprend à son compte
les
critiques récurrentes des associations de consommateurs : brochures
tarifaires illisibles, cartes bancaires trop
chères et inadaptées aux
besoins réels de leurs clients, frais de
découverts excessifs voire
illégaux, freins à la mobilité
bancaire, etc. | Les
auteurs de l’article plaident notamment contre la
stabilité des taux d’intérêts
appliqués sur les découverts en compte, alors
qu’elles prennent l’Euribor 3 mois comme taux de
référence pour établir le montant des
agios :
« Ce taux directeur a perdu 4,5% [entre octobre 2008 et
septembre
2011 et les banques auraient dû loyalement
répercuter cette
baisse sur les taux de découverts. Elles ne l’ont
pas
fait. » Autre
motif de reproche : la facturation du transfert de certains produits en
cas de changement de banque. Faire
suivre son plan d’épargne logement coûte
au minimum
50 euros. Comment justifier un tel tarif, qui ne cesse
d’augmenter d’année en année,
alors que les
banques se sont engagées à favoriser la
mobilité
?
60
complète son dossier par un classement des banques les moins
chères. Pour les besoins de la comparaison, le
magazine a retenu un panier de services comprenant une carte de
paiement internationale à débit
différé, la
réédition du code de carte bleue, un virement
vers une
autre banque, la mise en opposition d'un chèque, la
recherche
d'un document archivé depuis plus d'un an, la gestion des
comptes sur internet et les éventuels frais de tenue de
compte.
Ce panier compte pour 70% de la note finale, le classement
étant
pondéré par les taux de découvert
pratiqués, le coût des commissions
d’intervention et
le montant des frais de blocage de compte.
Sans surprise, ce
sont les banques en ligne qui arrivent en tête du comparatif :
1. ING Direct (10 euros pour le panier de services de base)
2. Boursorama Banque (15 euros) 3.
Fortuneo (17 euros) 4. Monabanq (65
euros)
Viennent ensuite les banques
traditionnelles, dont le classement est dominé par la Banque
Postale :
1. La
Banque Postale (73 euros) 2. Caisse
d’Epargne IDF (83 euros) 3.
Crédit Agricole IDF (102 euros)
4. Société Générale (93
euros) 5. Banque Populaire Rives de
Paris (110 euros) 6. Crédit
Coopératif (117 euros) et BNP Paribas (103 euros) ex aequo
7. HSBC (108 euros) 8. LCL (117 euros)
9. Crédit Mutuel IDF (133 euros) 10.
CIC (140 euros) 11. Crédit du Nord
(130 euros)
Retrouvez le numéro
d'octobre de 60 millions de consommateurs en kiosque et sur Internet.
01/11/11 L'inflation atteint en octobre 2,2 % selon l'Institut de la statistique. Restant comme le mois précédent à son plus haut niveau depuis octobre 2008. Corrigée
des variations saisonnières elle atteint même 2,3 %. Une
annonce qui risque de faire mauvais effet alors même que
débute l'examen du projet de Loi de finances pour 2012 et que la
question du pouvoir d'achat et de la fiscalité sont de plus en
plus sensibles à quelques mois de l'élection
présidentielle. Notamment après la déception
ressentie par certains salariés du fait de la faiblesse des
« primes dividendes » versées par de nombreuses
entreprises. Le dérapage plus important que prévu
des prix sur l'ensemble de l'année a d'ailleurs
été pris en compte par le gouvernement qui, fin
septembre, a relevé sa prévision d'inflation pour cette
année. La portant à 2,1 % contre 1,8 % auparavant. Maigre
consolation, si l'inflation française est désormais
largement supérieure à l'objectif officiel de la Banque
centrale européenne, la progression des prix dans l'Hexagone
reste inférieure à celle de l' Eurozone prise dans son
ensemble (l'indice des prix à la consommation harmonisé
affiche en effet une hausse de 2,4 % sur un an) et surtout de
l'Allemagne ou elle atteint 2,8 %. Reste à savoir si dans
les mois qui viennent l'inflation continuera de rester aussi
élevée et de grignoter le pouvoir d'achat des
Français. Rien n'est moins sur. Certains analystes, tels ceux de
Natixis, estiment en effet que l'inflation devrait
décélérer au cours des prochains mois dans le
sillage de la détérioration attendue de l'économie
: affaiblissement des revenus, hausse du chômage et moindre
profitabilité des entreprises. Un faiblesse qui selon eux est
d'ores et déjà sensible dans l'inflation sous-jacente qui
n'est que de 1,1 %.Pour l'heure, la baisse constatée au mois de
septembre provient essentiellement de la baisse saisonnière des
prix des services, à la fin de la période estivale.
Diminuent notamment les prix des hébergements de vacances
(-44,5%), des voyages touristiques tout compris (-27,8%) ou des
transports aériens (-7,6%). Des baisses de tarifs sont
également perceptibles dans les services de
télécommunications (-0,5%; -4,0% sur un an) et les assurances automobile (-4,0%; -3,0% sur un an). Ce
repli n'a pas été totalement compensé par la
hausse, saisonnière également ,de ceux des produits
manufacturés, liée à la fin des soldes
d'été, et par celle des prix de l'énergie Ces
derniers se sont appréciés de nouveau de 0,7% en
septembre. Sur un an, ils sont en hausse de 12,1%. (16,7 % pour les
seuls produits pétroliers). Les prix de l'alimentation
augmentent aussi en septembre (+0,2%; +3,1% sur un an). Cette hausse provient avant tout d'un accroissement saisonnier des prix des produits frais.
|

 | Palmarès des frais bancaires français...
|
| La France entrera sévèrement en récession en 2012....
|

|
| Palmarès mondial des établissements bancaires...
|


| Face aux difficultés rencontrées, certaines régions font d'autres choix financiers...
|
| Les paradis fiscaux ne sont pas toujours ceux que l'on croit...
|



 | Les meilleures analyses du moment... |
| A la Une de l'Actu Ecofin.
|
|
|